CHRONIQUE
100% PÊCHE
Par Richard Monfette
3 trucs de base
pour Dame mouchetée
Pour les truites qui mordent mal au ver
Lorsqu’on est confronté à des truites qui mordent du bout de la gueule et qui sont pratiquement impossibles à ferrer, on devient rapidement frustré à force de se faire chiper nos vers de terre. Personnellement j’ai eu à faire face à ce genre de situation à plusieurs reprises et j’ai compris qu’il est alors préférable de donner du mou à la moindre morsure avant de ferrer. Si ce n’est pas suffisant on peut même ouvrir l’anse panier du moulinet, tenir le fil avec son index et simplement laisser la truite filer avec l’appât sur une certaine distance avant de ferrer. Toutefois, il faut alors éviter d’utiliser une cuillère trop lourde car son poids serait ressenti par le poisson qui risquerait de recracher le ver plutôt que de bien l’avaler.
Pour améliorer mes chances de succès avec ces truites méfiantes, j’ai aussi pris l’habitude d’utiliser des hameçons double au bout de mes bas de ligne. Ainsi je peux présenter le ver de terre de façon naturelle sur la longueur ou encore mettre deux petites boulettes de ver au lieu d’une seule. Concernant le bas de ligne, pour des truites qui mordent mal, j’utilise une longueur minimale de 24 à 36 po et parfois même plus lorsque les mouchetées font vraiment la fine gueule.
Trucs pour truites qui mordent mal.
Et lorsqu’on pêche lors de l’une de ces journées où les truites mordent court, il faut éviter d’exercer une trop forte tension sur la canne lors du combat surtout s’il s’agit d’une prise de taille respectable. En effet il y a fort à parier qu’elle sera piquée sur le bout de la gueule et si vous mettez trop de pression elle se débattra avec vigueur et risquera de s’échapper. Alors prenez votre temps et gardez simplement une tension constante sur le poisson sans trop le forcer. Ainsi, même si il est mal piqué vous augmenterez vos chances de le puiser malgré tout.
Lorsque les truites mordent mal, au moment du combat il faut éviter de mettre trop de pression sur le poisson au risque de voir celui-ci se décrocher.
Cuillère ondulante : l’importance de la forme
L’utilisation d’une combinaison cuillère ondulante suivi d’un bas de ligne terminé par un hameçon appâté d’un ver de terre demeure bien sûr la technique la plus populaire au Québec et cette méthode a définitivement fait ses preuves. Mais j’ai découvert au cours des années que ce montage doit parfois être adapté à la situation pour être pleinement efficace. La très populaire cuillère Lake Clear Wabbler par exemple, qui est relativement légère, est excellente pour pêcher à la traîne lente dans des zones de faible profondeur à moyenne. À l’inverse les cuillères plus longues et minces comme la Darty de Williams sont beaucoup plus adaptées pour affronter les truites très méfiantes qui craignent les fortes réflexions des cuillères à large surface. Les cuillères de ce genre (allongées) peuvent aussi être pêchées beaucoup plus rapidement à la traîne sans causer de tension exagérées sur la canne à pêche. Si vous êtes amateur de pêche à la cuillère ondulante, évitez donc autant que possible de faire reposer votre succès sur un seul modèle et n’hésitez pas à faire varier leurs formes, leurs tailles et leurs poids lorsque les résultats ne sont pas constant et à la hauteur de vos attentes. Presqu’à chaque fois que j’ai réalisé un voyage de pêche à la mouchetée, c’est un type de cuillère en particulier qui s’est avéré beaucoup plus efficace que les autres.
Il faut choisir la bonne cuillère selon le type de pêche ou les conditions. En haut une Darty de Williams: une cuillère ondulante légère et allongée avec moins d’éclat, idéale pour une pêche rapide à faible profondeur. En bas une Lake Clear Wabbler: une cuillère ondulante trapue émettant beaucoup d’éclat, idéale pour une pêche lente à moyenne profondeur.
Pêche combinée
Lorsque vous affrontez des truites méfiantes ou simplement qui fréquentent des zones peu profondes, une des techniques qui m’a souvent été profitable c’est la pêche combinée c’est-à-dire, d’utiliser conjointement la traîne et le lancer. Pendant qu’un ou deux partenaires de pêche laissent traîner leurs présentations préférées à l’arrière de l’embarcation, j’aime bien lancer une cuillère ou encore un petit poisson nageur le plus près possible des obstacles le long de la berge. Ainsi je peux couvrir une zone impossible à explorer à la traîne et non dérangée par le passage de l’embarcation motorisée. Et autre avantage le stratagème réveille souvent des truites qui suivent le leurre sans toutefois l’attaquer. Mais lorsque cette truite qui vient de sortir de sa cachette aperçoit les leurres de ceux qui pêchent à la traîne, l’attaque suit dans la majorité des cas. Il s’agit donc d’une très bonne manière de bien explorer la bordure des rives tout en augmentant la fréquence des touches de nos compagnons pêcheurs à la traîne.
Pour aller chercher les truites qui trouvent refuge près des berges, le pêcheur à l’avant de l’embarcation peut effectuer des lancers près des obstacles pendant que son ou ses collègues laissent trainer un leurre derrière l’embarcation. De cette manière si la truite n’attaque pas le leurre du pêcheur qui lance, elle pourra sortir de sa cachette et devenir disponible lors du passage du ou des leurres à la traîne.
Voilà. J’espère que ces quelques conseils sauront vous aider à déjouer le plus populaire des poissons québécois!

